GRANDE LOGE DE FRANCE
Paris, le mardi 10 mars 2009
la déclaration finale dite « Durban II » de la Conférence de l’ONU
La GLDF dit son émotion et dénonce le caractère inacceptable du projet de déclaration finale dite «Durban II» de la Conférence de l’ONU sur la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, le xénophobie et l’intolérance, qui doit être examiné à Genève en avril 2009.
Ce projet qui vise à promouvoir des thèses incompatibles avec l’exercice des libertés civiles et citoyennes, attaque la liberté de conscience et de pensée et stigmatise de façon intolérable l’état d’Israël par le biais de positions en contradiction avec les principes de libre examen de la politique étrangère d’un État membre de l’ONU.
Il veut faire admettre la supériorité de l’Islam sur toute autre religion et sur toute autre forme de pensée et prescrit la reconnaissance du blasphème comme moyen de contrôle religieux et social.
Il conteste le caractère universel des droits des êtres humains et refuse la condamnation des états qui pratiquent la discrimination raciale et culturelle ou la répression en leur propre sein.
Il exalte les communautarismes au travers de spécificités génératrices d’antagonismes et d’oppositions.
Il vise à promouvoir des thèses contraires aux droits des femmes et conteste leur émancipation et leur capacité à prendre des responsabilités.
La Grande Loge de France, obédience fondée en 1728, fidèle aux principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité des êtres humains, respecte toutes les formes de pensée qui respectent elles mêmes le libre choix de la personne humaine - homme, femme et enfant - et son intégrité physique, psychique, intellectuelle, morale et spirituelle.
Elle se refuse à l’idée d’un choc des civilisations et veut promouvoir un « dialogue des cultures » respectueux des valeurs et des droits de chacun et de tous.
Elle approuvera et soutiendra pour cette raison les initiatives de toute instance ou organisation en mesure d’agir concrètement, en toute transparence d’objectifs et de moyens, pour faire en sorte que le plus grand nombre de pays accepte de participer à la Conférence de Genève à la seule condition d’être en mesure de faire entendre la voix de la liberté et de la dignité des êtres humains.
Alain Graesel





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