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Accueil Radio Année 2003 Emission du 20 Avril 2003

Emission du 20 Avril 2003

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La franc-maçonnerie française et l’espace maçonnique européen

Bernard Platon : Au mois de février, nous vous indiquions que la Maçonnerie française, les neuf Obédiences qui la constituent, mutualisaient leurs moyens de communication, pour faire la promotion - pour employer un langage moderne - du 275e anniversaire de la naissance de la maçonnerie française.
Aujourd’hui nous avons réuni des Frères et des Sœurs, nous allons d’abord présenter la Grande Loge Féminine Memphis Misraïm.
Sa Grande Maîtresse va nous en parler ainsi que sa Grand Maîtresse Adjointe.
Quelle est la spécificité de cette Obédience ?
Combien êtes vous ? Quand a-t-elle été créée ?

Marie Danièle Thuru : Déjà, je tiens à remercier la Grande Loge de France de nous accorder ce temps d’antenne pour le 275e anniversaire de la maçonnerie française.
Notre Obédience a été créée, en 1965.
Elle est féminine, spiritualiste, humaniste et progressiste.
Nous sommes une association de femmes libres, mais aussi citoyennes dans la vie, et nous respectons les valeurs essentielles de la République : Liberté - Egalité - Fraternité.
Notre recherche est avant tout philosophique, à partir de symboles et de mythes du bassin méditerranéen et principalement de l’Egypte.
Nous sommes avant tout des femmes qui ont un projet universel qui est de mieux se comprendre, de donner un sens à sa vie, à son existence et au monde.
Aujourd’hui près de 800 sœurs ont rejoint notre Obédience. Nous sommes « adogmatiques » et aussi laïques.

B.P. : Adogmatique, quelle en est la véritable signification ?

M-D.T. : Adogmatique : nous laissons en fait, aux sœurs qui nous rejoignent la possibilité de croire en ce qu’elles souhaitent. Nous sommes avant tout des libres penseurs. Les sœurs partagent leur foi ou leurs croyances, mais cela leur appartient, et nous sommes avant tout des femmes qui se référent au Grand Architecte de l’Univers, mais chaque Sœur a sa liberté de conscience.

B.P. : Libres penseurs ou penseurs libres ?

M-D.T. : Libres penseurs et penseurs libres. Je crois que les deux sont d’actualité.

B.P. : Denise, vous voulez rajouter quelque chose ?

D.M.M. : Je crois que Marie Danièle a pratiquement tout dit.
J’ajouterai que bien qu’étant spiritualiste, femme dans la Cité, nous avons aussi les pieds sur terre. Le travail de nos ateliers, puisque nous les appelons comme cela, c’est d’abord pour la mise en pratique, au jour le jour et faire rayonner, comme nous disons, l’universalité des nos valeurs humanistes dans la Cité.

Serge Dekramer  : D’ailleurs au niveau de l’universalité, je peux témoigner que vous recevez dans vos Loges, quantité d’autres Obédiences et de manière extrêmement active. Je trouve cela intéressant.

D.M.M. : Nous en sommes ravies parce que le partage est quelque chose d’essentiel en franc-maçonnerie et que le partage des travaux est quelque chose qui enrichit tout le monde selon notre expression.

B.P. : En fait ce langage on le reconnaît tant à la Grande Loge de France ou au Grand Orient de France, qu’à la Grande Loge Memphis Misraïm, à la Grande Loge Mixte de France (que nous avons reçue au mois de février, il y a déjà deux mois).
Entre temps, nous avons eu la Grande Loge Féminine qui nous a parlé du Colloque « Hommes - Femmes, de la différence à l’égalité », quelle est votre spécificité, vous l’avez dit de manière tout à fait générale mais quelle est la nature des travaux qui caractérisent votre Obédience ?

M-D.T. : Bernard, nos travaux, comme l’a dit Denise, nous amènent, avant tout, à être des femmes de la Cité, d’avoir les pieds sur terre.
Nos travaux sont adultes, philosophiques et sociaux.
Nous travaillons sur des thèmes actifs, des thèmes d’Obédience : la Liberté, la solitude, la liberté de conscience, le devoir de mémoire.
Nous travaillons aussi des sujets lors de nos Tenues, dans nos Temples, où chacun peut parler des problèmes : de notion de la guerre, de la féminité, de la solitude et tous les thèmes qui tiennent à cœur aux femmes.
Nous sommes une Obédience féminine, donc aux valeurs féminines, mais nous recevons l’ensemble des Obédiences masculines et aussi mixtes. _ Nous sommes pour la pluralité des échanges.

B.P. : Memphis Misraïm, connotation égyptienne, donc du rite, vous êtes mono rite ?

M-D.T. : Nous sommes mono rite. Nous vivons un rite qui est né de la fusion de 2 rites :
  le Rite de Misraïm qui est né à Venise au XVIIIe siècle, par Cagliostro,
  et le Rite de Memphis, Rite de la Mission d’Egypte, dont le 1er Grand Maître fut Garibaldi qui unifia ces 2 rites, en 1788.

B.P. : Il y a de quoi rêver et travailler beaucoup !
Merci Marie Danièle, Merci Denise.

Nous allons maintenant passer à la deuxième partie de notre émission et nous allons parler de la franc-maçonnerie française et l’espace maçonnique européen.
Nous allons donner la parole à Michel Barat qui va nous parler d’abord de la maçonnerie française, l’espace européen parce que c’est évident que Michel Barat va en parler mais aussi à Roger Dachez qui va nous éclairer, il est Président de l’Institut Maçonnique de France, qui va avoir une place importante dans le dispositif du 275e anniversaire.

Michel Barat : Je crois qu’il faut commencer par l’idée de l’Institut que préside Roger.
C’est quand même une des grandes nouveautés !
Depuis 2 ans, des Obédiences qui s’entendaient bien ont décidé d’aller un peu plus loin - en tant que patrimoine d’ailleurs culturel de ce pays - et de manifester cette entente qui est dans nos sources, qui vient de très loin, qui vient pour nous tous de 1728, d’où cet anniversaire que nous allons célébrer.
Nous faisons partie effectivement d’un patrimoine qui est celui non seulement de la maçonnerie mais qui est celui de l’ensemble de notre pays.
Il est vrai que si l’on veut véritablement le penser dans la grande tradition qui est celle du début du XVIIIe siècle, il ne serait se penser que sur un espace européen, n’oublions pas que la philosophie des Lumières se dit « Enlightenment » ou se dit « Aufklärung ».

Roger Dachez : Je crois que les problèmes, que vient d’évoquer Michel Barat, sont très importants.
Il faut rappeler qu’il y a probablement dans l’esprit du public un certain nombre d’erreurs, d’erreurs communes en ce qui concerne la maçonnerie, sa nature profonde.
On a trop souvent, notamment en France, tendance à simplifier, dire la maçonnerie c’est une société initiatique, c’est une société secrète, c’est une association philosophique, c’est une communauté fraternelle, voire un réseau politique.
En réalité, chacune de ces étiquettes, à travers l’histoire de la maçonnerie française, est tantôt juste, tantôt fausse, si bien que cette identité plurielle, complexe, est vraiment caractéristique de la maçonnerie - et j’insiste - caractéristique de la maçonnerie en France, depuis bientôt, près de 3 siècles.
De sorte que quand on essaie de trouver une sorte de fil conducteur, à la maçonnerie et à son histoire, en France, on s’aperçoit que ce fil conducteur est culturel et qu’il repose sur un certain nombre de valeurs, une de ces valeurs, qui probablement traverse son histoire, avec toute la polysémie du mot, c’est l’humanisme, l’humanisme de la Renaissance, l’humanisme des races qui nous font réintégrer la culture dans la foi, l’humanisme ésotérisant de la renaissance néo-platonicienne à Florence, jusqu’à l’humanisme laïque qui servira presque de bannière à la maçonnerie française à la fin du XIXe siècle, un esprit léger pourrait voir des contradictions insurmontables entre ces périodes successives.
En réalité, il y a une ligne directrice, culturelle, et c’est au fond cela, aujourd’hui à l’occasion du 275e anniversaire, que la maçonnerie française veut mettre en exergue.

B.P. : Qu’est-ce qu’évoque ce qui vient d’être dit tant par Michel Barat, que par Roger Dachez à notre candide Gérard Toucheboeuf, de Sallanches ?

Gérard Toucheboeuf : Je me répète un peu, je crois, mais j’ai beaucoup de joie à être avec vous car je prends conscience qu’il y a un universel formidable à vivre. Je vais vous raconter une petite anecdote.
Nous avons créé en 1989, cette belle Loge « Silence et Lumière du Mont Blanc », en la ville de Sallanches. Je vous assure que nous n’aurions pas pu ouvrir nos travaux, travailler, développer notre loge, si nous n’avions pas eu l’apport, apport aussi bien spirituel et même parfois matériel (car il a bien fallu payer les locaux) de nos Frères du Grand Orient, de nos Frères du Droit Humain.
Et à écouter Danièle, je pensais que de chemin encore à faire, pour que vous veniez vers nous, vers chez nous, ouvrir vos ateliers pour qu’on offre à toute une humanité, si j’ose dire, une utopie à vivre.

M-D.T. : Mon Frère je vous donne rendez-vous pour ouvrir très prochainement une Loge à Sallanches avec votre aide à tous.

B.P. : Denise un mot ?

D.M.M. : Je ne sais pas lequel, tellement de choses ont été dites qui demanderaient de longs développements que l’on ne peut pas, mais merci de nous avoir permis de nous exprimer, merci à la Grande Loge de France puisque c’est sur son temps d’antenne...

Roger Dachez : On vient d’évoquer la culture maçonnique française et tout à l’heure Michel Barat faisait référence à cette notion d’universalisme ou d’universel, qui est une notion elle aussi d’une très grande complexité. Je voudrais dire à quel point il est légitime pour la maçonnerie, notamment dans le contexte européen de s’en saisir.
La notion de cosmopolitisme, cette idée selon laquelle il existe entre les hommes des différentes nations des liens subtiles autour de principes moraux de droit de justice, ce cosmopolitisme a été au centre de la pensée des lumières, mais on l’a aussi retrouvé, à l’origine même de la pensée maçonnique française.
Il y a un texte fondateur, dans la tradition maçonnique française qui est le discours de Ramsay, écrit et prononcé en 1736.
Dans ce texte, 1736, songez à l’état de l’Europe ; Ramsay dit textuellement : « Tous les peuples sont comme les membres d’une même famille ». Eh bien cette idée là, non seulement elle vient des « Lumières » mais elle a été dès l’origine, cela n’est pas indifférent, portée par la maçonnerie française.

B.P. : Avant de passer la parole à Michel Barat, je voudrais dire aussi que ce fameux Ramsay, ô chose curieuse, dans son évolution, écossais, protestant, vient en France, il ne se fait pas français mais il devient catholique, c’est amusant.

M.B. : Il devient quiétiste. C’est-à-dire quelqu’un qui affirme sa singularité pour être universel dans une double hérésie, par rapport à la fois au protestantisme et à la catholicité.

S.D. : Je voulais revenir sur cette notion d’humanisme et de l’espace maçonnique européen, est-ce que vous pensez que la création de cet espace maçonnique européen donne encore plus de responsabilités aux francs-maçons par rapport à leur appréhension du monde et par rapport à leur but qui est quand même la perfectibilité de l’homme.
Qu’en pensez-vous ?

M.B. : Moi, je vais vous répondre d’une manière claire, par les temps qui courent, je crois qu’il y a encore des idées nouvelles en Europe et que cette vieille Europe est encore capable de résister à un certain nombre de choses à partir du moment où elle affirme ses valeurs.
Après tout, quand on parle d’Europe c’est quelque chose qui naît à travers la science et la technique de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. L’Europe est technicienne ou elle n’est pas, elle est prométhéenne. Avant, il y avait un bassin méditerranéen, il y avait un Empire romain, une structure grecque, qu’est-ce que fait la maçonnerie, elle donne une spiritualité à ce qui est de l’ordre de la technique.
La dimension de verticalité et de recherche du sens donnent effectivement cette originalité au XVIIIe où des gens réutilisent les symboles du Moyen-âge, etc., les symboles des maçons constructeurs de cathédrale pour dire que dans l’industrie des hommes, il n’y a pas simplement de la production, de l’économique ou du finance mais qu’il en va de quelque chose qui bâtit l’homme, c’est-à-dire en fait d’une dimension spirituelle fût-ce pour quelqu’un qui ne croit pas en Dieu.

B.P. : Marie-Danièle, vous qui êtes dans les métiers de pointe, dans les nouvelles technologies, qu’est-ce que cela vous évoque ce que vient de vous dire Michel Barat ?

M-D.T. : Moi, qui suis dans les technologies de l’information et de la communication, à travers Internet, il est clair que ce que dit Michel est essentiel. _ On ne peut pas oublier l’âme de l’homme, et je crois qu’aujourd’hui, les sociétés de demain vont retrouver la potentialité dans l’individu pour le continuer, sinon on se perd et on perd son âme.

M.B. : Puisque vous parlez ici des dimensions des moyens de communication contemporains, on va parler d’une manière très simple, l’usage d’une aide de la toile où vous l’avez d’une manière communautariste, cela s’appelle « communautés » qui sont des communautés de discussion, c’est-à-dire dans lequel le chasseur d’antilopes brun va discuter avec le chasseur d’antilopes brun et il va permettre effectivement au vendeur dont il a pour chasseur, chasseur brun de vendre ses antilopes à ses chasseurs. Cela s’appelle du communautarisme. Inversement, l’outil peut être tout à fait autre chose, c’est l’échange entre des sujets, à travers un moyen technique.
L’enjeu que nous avons aujourd’hui, par rapport aux techniques contemporaines, mais aussi par rapport aux sciences, les changements de paradigmes scientifiques sont équivalents à ceux des changements de paradigmes scientifiques qui furent ceux du XVIIIe siècle en matière de physique. Nous les avons ici en biologie ou en théorie de l’information.
La maçonnerie a aujourd’hui l’occasion de refaire ce qu’elle a fait au XVIIIe siècle pour des Lumières du siècle que nous sommes en train de bâtir.

B.P. : Roger Dachez, vous qui êtes un scientifique de formation, ....

R.D. : Un scientifique de formation et un historien d’occasion.
Dans la perspective justement historique qui me préoccupe le plus aujourd’hui, je voudrais dire que l’Espace Maçonnique européen, l’idée de constituer un Espace Maçonnique européen c’est au fond quelque chose que la maçonnerie a déjà fait.
Elle l’a fait au XVIIIe siècle, il s’agit de reconstruire quelque chose qui pour des raisons complexes qui tiennent à l’évolution des idées en Europe et aussi à l’intrusion dans le monde maçonnique de débat qui n’avait rien à voir avec ces débats d’origine quelque chose qui a disparu, qui s’est dissout, et puis aussi dans la géopolitique de l’Europe au XIXe et au XXe siècle.
Aujourd’hui, c’est une refondation de l’Europe culturelle qui est en question.
Dans cette refondation, vous savez bien, il y a un débat public sur quelles sont les caractéristiques communes, quel est le ciment qui va être celui de l’Europe.
On entend certaines voix nous dire par exemple que ce ciment est de nature religieuse et confessionnelle, eh bien ceci ouvre un débat évidemment surtout dans des pays comme la France qui ont établi depuis le XIXe siècle une forte tradition laïque. En revanche, il est clair et c’était déjà vrai au XVIIIe siècle qu’il y avait un ciment culturel. Ce ciment culturel de l’Europe, la maçonnerie peut aujourd’hui de manière renouvelée en être porteuse.

B.P. : Est-ce que vous ne pensez pas qu’il y a un danger, je m’adresse à Michel Barat, en particulier, est-ce que vous ne pensez pas qu’il y a une sorte de Constitution de l’occident chrétien qui combattrait contre un autre hégémonisme et qu’il y a là-dedans aussi une complexe discussion ou disputation, comme dirait notre ami Serge Dekramer, entre le monde anglo-saxon ...

M.B. : Il y a un enjeu aujourd’hui qui est effectivement celui de la place culturelle de l’Europe par rapport à un Far West et qui essaye de lutter contre un radicalisme extrêmement orientaliste. On a des Far West et des Fast East, je vais vous donner un exemple, ce n’est pas un impérialisme culturel de la chrétienté quand on parle de l’Europe, comment pouvez-vous parler de l’Europe sans parler de l’Islam.
Vienne fut conquis par les musulmans et par les turcs sous l’Empire Ottoman. Dire par exemple que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe, c’est premièrement dire une bêtise géographique et c’est dire une énormité historique. Est-ce que Constantinople et Byzance ne font pas partie de l’Europe, je suis très étonné d’entendre des choses pareilles.
Allons plus loin, peut-on penser l’Europe, sans penser à ce qui s’est passé dans le sud de l’Espagne avec des gens comme Maïmonide et la rencontre avec Averoes, peut-on penser cela sans la tradition juive qui ira ensuite en Europe Centrale ! Peut-on oublier que quand on lit au XIVe siècle Arabus dixit, on ne traduit pas par l’arabe a dit mais par Aristote a dit.
Soyons sérieux sur cette question d’Europe qui pour nous maçons n’est pas de la géopolitique mais qui est peut-être une politique culturelle au sens strict du terme, ce dont nous sommes porteurs aujourd’hui en maçonnerie, dans cette ouverture de la maçonnerie française à l’espace maçonnique européen, c’est effectivement d’une existence, non pas d’une spécificité culturelle mais bien plus d’une culture qui est effectivement le lieu de rencontre des différentes spiritualités, l’agnosticisme étant lui-même une spiritualité.

B.P. : Concrètement, qu’est-ce qui va se passer pour la Constitution, pour la construction de l’Espace Maçonnique européen, Roger Dachez ?

R.D. : Je crois que le dessein pourra être obtenu en étant simple. C’est-à-dire que la maçonnerie n’est pas simplement une affaire de structure, c’est aussi une affaire de volonté commune, donc en fait c’est la rencontre d’un très grand nombre d’Obédiences européennes à travers les barrières nationales, la rencontre dans la volonté commune de construire et peut-être de mieux préciser, de contribuer à définir avec plus de clarté, cette culture commune, cette culture maçonnique européenne qui est aussi une culture de l’universel.

S.D. : Alors longue vie à l’Espace Maçonnique européen.

B.P. : Merci Roger Dachez, merci Michel Barat, merci Marie-Danièle Thuru, merci Denise Mialot Marchalet, merci Gérard Toucheboeuf. Le 4 mai vous aurez rendez-vous avec le Grand Orient de France pour une émission sur la bioéthique et je vous retrouverai le 18 mai dans le thème portera sur « Parole, Altérité, Liberté », un thème qui est fort cher à Serge Dekramer.

 

Nos conférences publiques sont filmées.

Vous pouvez retrouver les interventions de Monique Castillo, André Combes, André Comte-Sponville, Roger Dachez, Régis Debray, Luc Ferry, Jean-Claude Guillebaud, Eric de Montgolfier, Pascal Picq, Gérard Rabinovitch, et bien d’autres…

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