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Accueil Radio Année 2002 Emission du mois d'Octobre 2002

Emission du mois d'Octobre 2002

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La Franc-Maçonnerie à l’heure européenne

Bernard Platon : Aujourd’hui nous avons le plaisir, à nouveau, c’est en effet la deuxième fois en deux ans, de recevoir notre Grand Maître, le Président du Conseil Fédéral de la Grande Loge de France : Michel Barat.

Michel Barat a été réélu pour la deuxième année de son mandat de Conseiller Fédéral, de manière assez impériale, je dirai. En effet, il a obtenu, 90,70 % des voix, alors que son élection en 1999 avait été difficile.
Michel Barat avez-vous un commentaire à faire sur cette situation ?

Michel Barat : Vous savez, je n’ai pas l’habitude de commenter les résultats électoraux, cela dit, on ne peut qu’être satisfait d’avoir reçu le soutien de l’ensemble de la Grande Loge de France, dans une période où la maçonnerie est à la croisée des chemins, où elle doit se rénover tout en gardant sa tradition.
C’étaient les enjeux, c’étaient les ambiguïtés ou les difficultés de la 1ère réélection, puisque je fus Grand Maître il y a 10 ans.
La question n’est point celle de la personne mais de l’avenir de ce qu’est la maçonnerie en notre pays et au-delà de notre pays, en Europe.

B.P. : Croisée des chemins, une expression importante. Que devient la maçonnerie française, qui au cours du temps a été, j’allais dire, un peu divisée, qui a eu des positions très relatives et très différentes ?

M.B. : Premièrement, que la maçonnerie française ait été divisée est une certitude, il est encore plus certain de dire qu’elle est multiple. J’évite aujourd’hui de dire plurielle car le destin du pluriel est parfois funeste.
Donc elle a été multiple, mais c’est pour cela qu’elle est bien vivante, contrairement à la maçonnerie anglo-saxonne et particulièrement anglaise, car de l’uniformité naît l’ennui, mais parfois au-delà de l’ennui va naître le mortifère.
Si la maçonnerie française vit bien, c’est parce qu’elle vit dans un paysage qui est divers, mais, ce qui est nouveau, c’est que ce divers est devenu harmonie et non pas discorde.

B.P. : Cette diversité, elle s’exprime par combien d’obédiences ?
Il y a le Grand Orient de France, qui est venu sur ces ondes de la Grande Loge France, il y a la Grande Loge de France que vous représentez, et puis ensuite un certain nombre d’autres Obédiences : la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, et puis le Droit Humain, la Grande Loge Féminine, pour ce qui concerne les femmes, puisque nous sommes, vous le savez, tous Chers Auditeurs, dans la situation d’avoir des maçonneries, non pas plurielles, mais différentes, la maçonnerie masculine, la maçonnerie féminine et la maçonnerie mixte. Combien y-a-t-il dans la construction de cette entité française maçonnique, combien y-a-t-il d’Obédiences ?

M.B. : Il y a neuf Obédiences composant la maçonnerie française, qui effectivement s’articulent autour des deux grands piliers de la maçonnerie française que sont le Grand Orient de France et La Grande Loge de France.
Il y a des Obédiences féminines, purement féminines, comme la Grande Loge Féminine de France, ou comme la Grande Loge Memphis Misraïm ; il y a des Obédiences mixtes comme le Droit Humain, ou la Grande Loge Mixte Universelle, ou la Grande Loge Mixte de France. Il y a des Obédiences strictement masculines comme le Grand Orient de France qui est une Obédience qui n’initie que des hommes contrairement à ce que l’on lit parfois, il y a la Grande Loge Traditionnelle Symbolique Opéra et il y a la Loge Nationale Française, qui n’a rien à voir avec son malheureux homonyme qui s’appelle la Grande Loge Nationale Française.

B.P. : Malheureux homonyme, pourquoi Grande Loge Nationale Française et pourquoi malheureux homonyme ?

Michel Barat : Parce qu’elle ne fait pas partie de la maçonnerie française, elle n’a pas cette joie et ce plaisir. Elle a le malheur de rester à l’écart.

Serge Dekramer : C’est-à-dire qu’elle ne reconnaît pas la maçonnerie française, c’est cela que vous voulez dire...

M.B. : Je ne sais pas, je ne la connais pas.

B.P. : Cela veut dire tout simplement que quand on est maçon de la Grande Loge Nationale Française, on n’a pas le droit d’aller dans d’autres Obédiences, d’une part et les Frères qui voudraient ou les Sœurs qui voudraient éventuellement aller en visite ne pourraient pas y entrer, d’autre part.

M.B. : Je prenais la chose avec un peu d’humour et d’ironie, disant en fait que c’est une structure qui permet aux Frères français d’aller aux États-Unis mais pas d’aller à Paris.

B.P. : Vous venez de dire tout à l’heure que la maçonnerie anglo-saxonne ne se porte pas bien. Vous l’avez déjà dit sur ces ondes d’une part et d’autre part qu’en est-il de la maçonnerie américaine ?

M.B. : La maçonnerie américaine se trouve un peu dans la même situation que la maçonnerie anglaise. Elle est sans aucun doute encore aujourd’hui la plus nombreuse au monde, elle est aussi la plus vieillissante du monde, et elle a pris une autre orientation que la maçonnerie continentale européenne, puisqu’elle a pris, d’une manière efficace d’ailleurs, le biais de la structure caritative. Les travaux symboliques sont extrêmement limités, les travaux spirituels de même, les travaux philosophiques comme nous les connaissons dans nos Obédiences, dans nos Loges, etc. n’existent pas.
En revanche, il y a une puissance d’action caritative, comme une sorte de grande ONG, qui est capable de construire un hôpital, qui est capable d’amener des « sous », là où il faut. Elle est plus « humanitaire » qu’ « humaniste ».

B.P. : Vous venez de dire tout à l’heure que la maçonnerie française devient exemplaire dans sa diversité. Qu’est-ce que la maçonnerie française peut apporter au monde et pensez-vous que cette maçonnerie française, rassemblée dans sa diversité, dans sa différence, est une maçonnerie qui peut servir d’exemple demain ?

M.B. : Je pense que la maçonnerie française, de la manière dont elle s’est constituée, peut servir d’exemple. Elle s’est constituée dans une structure dans laquelle chacun respecte la singularité de l’autre. Ne se regroupant pas dans des généralités ou dans des particularités, au contraire, affirmant la singularité des différentes Obédiences et pensant que c’est à partir de la singularité qu’on peut faire signe vers l’universel.

C’est d’ailleurs pour cela qu’elle n’aura de chance que si elle sait s’ouvrir à autre chose que la maçonnerie française, à savoir la maçonnerie européenne. Elle a été à l’initiative de la création du même espace maçonnique, en Europe, ce que l’on appelle aujourd’hui la maçonnerie européenne qui est née au mois de septembre de cette année, selon un parallélisme fort, avec la maçonnerie française.

Aujourd’hui, en quelque sorte, sur les terres d’Europe, et sur les terres continentales d’Europe, est en train de se produire ce qui s’était produit, il y a quelques siècles, vers 1715, ou 1717, en Angleterre, quand la maçonnerie est née. Nous sommes aujourd’hui dans la reprise de la « Maçonnerie des Lumières », face à la montée des nouveaux obscurantismes, face à cette quête aussi nouvelle d’une spiritualité qui soit libre - et qui peut être laïque - face aussi au danger que représentent tous les communautarismes.

C’est sans doute parce que la maçonnerie anglo-saxonne, s’est considérée un jour comme une communauté, parmi les communautés, comme une religion, parmi les religions, comme une philosophie parmi les philosophies, parfois même comme un clan politique parmi les clans politiques, qu’elle est devenue en fait décadente.
Alors que la maçonnerie c’est l’inverse du clan politique, c’est l’inverse d’une religion, c’est l’inverse du clan idéologique.

Le rassemblement qui se fait aujourd’hui en France, dans le respect des singularités, je dis bien des singularités, et non pas des diversités, qui se prolonge sur ce qu’est l’Europe, profondément comme ensemble singulier, est une chance non seulement pour la maçonnerie mais pour ceux qui sont nés un jour, de cette rencontre de Jérusalem et d’Athènes qui a donné notre Europe.

S.D. : Justement cette exemplarité qui semble démontrer que la France peut être un fer de lance au niveau de cette création d’espace maçonnique européen, dans la mesure où la maçonnerie se fixe comme but d’améliorer les conditions matérielles et morales de l’homme, est-ce que vous pensez que cette exemplarité - cette réunion, ces singularités mises les unes à côté des autres - peut aider la maçonnerie à agir, par exemple contre les exclusions, contre les atteintes aux Droits de l’Homme, de manière beaucoup plus efficace qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent ?

M.B. : Je crois qu’il faut être très prudent dans ce que l’on affirme dans ce domaine. Oui d’un certain côté la maçonnerie, dans les temps derniers, a manqué de volonté d’action. De l’autre côté elle s’est parfois pervertie dans, non pas l’action mais l’activisme.

B.P. : et dans les déclarations activistes...

M.B. : Et dans des déclarations plus que dans une réalité activiste. Il faut renouer avec cette vraie tradition de la maçonnerie européenne qui c’est vrai, dans un premier temps, agit dans le domaine de la pensée. Ce n’est pas une contradiction de dire cela.

La maçonnerie est un lieu à partir duquel peut rayonner un certain nombre d’idées ; que ces idées doivent atteindre la réalité qui est à l’extérieur et vous avez donné les champs dans lesquels elle doit agir intellectuellement, spirituellement et moralement, qui sont bien entendu la question des exclusions et qui sont bien évidemment la question des Droits de l’homme. Pourquoi, parce que les structures maçonniques se définissent partout comme fondées sur la fraternité.
Je donne un exemple. Nous avons peut-être été entendus à ce sujet-là, nous n’avons pas été tonitruants, mais on a peut-être été entendus, je me souviens, avec d’autres Frères d’avoir signalé que l’on ne pouvait pas dire que nous sommes fondés sur la Fraternité et oublier que le seul lieu qui à 4 h du matin, est un lieu de Lumière, pour toute la détresse du monde, pour les malades, les traumatisés et toute la misère du monde, c’est effectivement le service des urgences de l’hôpital.

Nous avons parlé d’une assurance universelle, non pas sur ses modalités de savoir comme elle allait être organisée, comment les choses peuvent être financées, et cela c’est du domaine de la loi.
Mais aujourd’hui, effectivement, j’ai moi-même été reçu par de grandes mutuelles qui nous ont donné raison en disant que la couverture maladie universelle devait se transformer en une assurance maladie universelle ; il y a une énorme différence, une couverture maladie universelle est pour ceux qui n’ont pas d’assurance et qui sont exclus de l’assurance. Une assurance maladie universelle, c’est de dire que quel que soit le statut social des individus, régulier ou pas régulier en France, quel que soit leur état par rapport au travail, ayant la chance d’avoir un métier ou se retrouvant sur le bord de la route, la question de l’assurance maladie ne se discute pas, puisqu’il en va de la vie et de la dignité des individus, quels qu’ils soient, même quand on ne les approuve pas.

B.P. : J’ai une question personnelle à vous poser, je pense que mon ami Serge ne m’en voudra pas.
Vous êtes agrégé de philo, vous être Docteur en Lettres, vous êtes docteur d’état, vous êtes jeune, vous avez 53 ans, je crois, vous êtes Grand Maître de la Grande Loge de France, alors pourquoi vous faites tout cela ?
Qu’est-ce qui vous a fait entrer en maçonnerie ?
Pourquoi continuez-vous d’être Grand Maître de la Grande Loge de France ?
C’est une tâche très lourde, harassante. Vous avez des activités professionnelles à côté et, vous travaillez un certain nombre d’heures à la Grande Loge, pour la « communauté maçonnique »...

M.B. : Non, non, je ne travaille pas pour la « communauté maçonnique » !!!
Il n’y a pas de communauté maçonnique.
Je travaille pour la maçonnerie, pour des Frères dans leur singularité qui visent l’ « universel ».

Si effectivement, il y a une relation entre ce que je peux exercer dans ma vie professionnelle en tant que philosophe, en tant que professeur de philosophie ou parfois même en tant que responsable de structures d’éducation, c’est effectivement là-dessus, en disant que le communautarisme est un véritable danger pour notre République et qu’il est un danger pour l’esprit.

J’estime que les lieux que sont les Loges, que sont les Obédiences, la nôtre mais aussi les autres sont des lieux privilégiés pour nourrir ces Lumières de l’universalisme, ces lumières de la singularité, du sujet humain qui sont menacées aujourd’hui par une barbarie nouvelle, qui est celle du communautarisme. Il n’y a donc pas de rupture, entre mon engagement philosophique, ma profession de philosophe et mon engagement maçonnique, et parfois le métier de Grand Maître que j’exerce.

B.P. : Communautarisme, intégrisme... Vous n’avez pas parlé d’intégrisme ?

M.B. : Le communautarisme est le début de l’intégrisme, puisqu’une communauté est fermée. Il ne s’agit pas de critiquer le droit de tout individu de s’associer à d’autres individus parce qu’ils pratiquent le même métier, parce qu’ils pratiquent la même religion, voire parce qu’ils seraient originaires de la même région du monde.

Une communauté c’est dire, nous allons mettre tout ce que nous avons en commun pour le garder comme une sorte de trésor que nous ne partageons pas avec le reste de l’humanité. C’est donc bien de cela dont il s’agit. Il ne s’agit nullement de contester un droit à la différence, mais c’est de réaffirmer que ce droit à la différence n’a de sens, il n’a de vertu que s’il est sur un fond d’universalité.

B.P. : La franc-maçonnerie française est en train de se rassembler, il y a une perspective. La franc-maçonnerie à l’heure européenne, vous en avez aussi parlé tout à l’heure.
Quels sont les projets à court terme que vous envisagez avec les autres Obédiences dans leur singularité ?

M.B. : Nous avons les enjeux qui sont ceux en fait de la création d’une Europe d’aujourd’hui, c’est de regarder du côté de l’Est ou du nord-est, c’est ainsi que la Grande Loge de France a recréé pour la première fois des Loges maçonniques en Lettonie et en Lituanie.
Il n’y en avait plus, depuis ce qu’il faut bien appeler l’occupation soviétique, appelons les choses par leur nom. Nous avons à continuer sur l’Est en nous méfiant d’ailleurs de ce qui peut se produire à l’Est, car les dérives qu’il y a eues avec la destruction du mur de Berlin, dans l’ex- URSS, par exemple et la venue se lançant dans ces brèches, de personnes que nous ne souhaitions pas. Nous pouvons avoir aussi des dérives en maçonnerie, il ne faut point fermer les yeux là-dessus, c’est la première chose.

Deuxième chose, au sein de cette Europe qui se constitue et dont les Lumières sont plutôt parfois celles du Nord, une maçonnerie comme la maçonnerie française au sein de la maçonnerie européenne doit rappeler cette tradition du Sud, celle de l’Afrique, celle du bassin méditerranéen, celle de l’ Amérique latine, qui sont culturellement les débouchés naturels de notre pays et de notre maçonnerie, et qui semblent être aujourd’hui les oubliés d’une Europe qui plus qu’anglo-saxonne, se voudrait simplement nordique.

S.D. : Tout à l’heure vous avez parlé, vous avez dit que la maçonnerie française, était à même de réunir à nouveau Jérusalem et Athènes, c’est une belle image, d’ailleurs on la trouve chez Levinas d’une manière assez forte aussi.
Ce que je voudrais vous demander, c’est qu’aujourd’hui où nous sommes au 40ème anniversaire de Vatican II, donc il y a eu des progrès extraordinaires faits dans ce domaine-là dans le rapprochement entre diverses religions, est-ce que précisément la maçonnerie par sa spécificité peut agir encore plus dans ce sens là pour que les diverses croyances se parlent un peu plus.

M.B. : Il y a plusieurs choses à dire. Il ne faudrait pas tomber dans le vœu pieux. Effectivement, la maçonnerie - qui par tradition est un lieu de tolérance et en particulier en matière religieuse - est la mieux placée pour faire en sorte que des gens de religion différente puissent converser ensemble ou des gens de religion et des gens de non religion. Il faut le dire avec force, elle le fait, mais elle ne pourra le faire efficacement que si elle sait parfaitement se rénover dans le domaine de la pensée, dans le domaine au sens le plus large du terme de la philosophie et de la spiritualité.

La maçonnerie pour pouvoir le faire doit prendre cette croisée des chemins qu’elle a aujourd’hui autrement elle échouera et deviendra un conservatoire qui aura perdu tout métier, disons un musée des arts traditionnels mais qui ne sera sans doute pas populaire.

Je peux vous donner une information qui est récente, puisque le 24 ou plutôt le 25 et le 26 octobre, je me rendrai à Rome dans un séminaire organisé par le Saint Siège et par l’Ambassade de France auprès du Saint Siège sur la notion de fait religieux.

C’est une quarantaine d’experts mondiaux dans ce domaine qui ont été conviés, il se trouve que c’est ma spécialité philosophique mais j’y vais au titre de Grand Maître de la Grande Loge de France, sans doute que dans le monde maçonnique on a choisi le Grand Maître de la Grande Loge de France, parce que c’était aussi sa spécialité philosophique mais il n’en empêche qu’il se passe quelque chose de nouveau ici dans cette invitation que j’ai reçue et à laquelle j’ai souscrit sans aucune ambiguïté et avec grand plaisir.

B.P. : Cela veut dire de manière assez claire que les excommunications historiques qui ont été lancées contre nous, qui ont été fulminées...

M.B. : Soyons sérieux sur le problème de l’excommunication, elle n’a jamais eu d’efficacité en France puisque c’est une excommunication mineure qui aurait dû être enregistrée par les Parlements locaux. Elle n’eut d’efficacité que pendant une toute petite période, la parole napoléonienne à cause du Concordat, autrement elle n’a jamais été efficace. Mais à partir de là il faut se méfier, la fin de l’excommunication ouvre-t-elle vers une vraie tolérance, ouvre-t-elle sur l’arbitraire du confesseur qui jugera si je suis en état de péché grave ou pas ! Il dépendra de la tolérance elle-même de l’Église de décider entre ces deux voies.

B.P. : Je dirai Michel Barat, que pour ce qui me concerne je suis satisfait de cet entretien, que nous sommes satisfaits...

M.B. : Moi aussi.

B.P. : Nous sommes tous les trois satisfaits.
J’espère que nos auditeurs le sont aussi !
Je vous remercie beaucoup d’être venu.
Nous espérons que l’année prochaine, pour une éventuelle troisième année, nous aurons encore l’avantage et le plaisir de vous avoir ici sur ces ondes.

 

Nos conférences publiques sont filmées.

Vous pouvez retrouver les interventions de Monique Castillo, André Combes, André Comte-Sponville, Roger Dachez, Régis Debray, Luc Ferry, Jean-Claude Guillebaud, Eric de Montgolfier, Pascal Picq, Gérard Rabinovitch, et bien d’autres…

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