Lens
Le Grand Maître de la Grande Loge de France vient s'exprimer à Lens.
Le temple de la loge lensoise. Les frères s'y réunissent deux fois par mois.
ON EN PARLERA
Rendez-vous est donné, samedi, salle Houdart à Lens. Là, Alain-Noël Dubart, Grand Maître de la Grande Loge de France, donnera une conférence ouverte au public. Le thème ? La Grande Loge de France, aujourd'hui, pour quoi ? L'occasion pour les curieux de découvrir un univers mal connu.
par Yves Portelli ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
La dernière fois que nous avions évoqué les Francs-maçons de la Grande Loge de France, c'était en 2004, à l'occasion du centenaire de la loge maçonnique de Lens. Sept ans se sont écoulés et l'actualité revient sur le devant de la scène avec la venue, samedi prochain, d'Alain-Noël Dubart, le Grand Maître français de la Grande Loge. Le rendez-vous est rare mais habituel. Les conférences sont organisées tout au long de l'année un peu partout en France.
Là, les « frères » lensois sont concernés. L'occasion d'évoquer avec eux l'esprit de leur démarche spirituelle pas toujours comprise, pas toujours admise non plus même si les clichés sont moins caricaturaux qu'avant. « On se méfie toujours de ce que l'on ne connaît pas » explique le responsable de la loge de Lens, élu pour trois ans. En décrivant comment cela se passe parmi la centaine de frères, ici, il insiste sur la notion de liberté à laquelle les Francs-maçons sont viscéralement attachés : « Chez nous, la base est simple à comprendre : "un maçon libre dans une loge libre". Pas de dogme et aucune discussion politique ou religieuse. » Une liberté qui s'exprime à l'intérieur d'un mode de fonctionnement codifié qui intrigue. Les frères estiment plutôt qu'il assure le degré de liberté absolu de chacun. On ne s'engueule pas durant une réunion, on exprime un avis, chacun à son tour, quand on y est autorisé.
Deux fois par mois, vingt fois par an, les frères s'expriment sur tous les sujets. L'objectif vise à enrichir sa culture personnelle afin d'évoluer dans la société : « C'est une spiritualité laïque qui nous guide. Personne n'est là pour nous dire ce qu'il faut faire ou penser. Notre liberté de pensée est totale. » Et c'est précisément pour conserver ça que les règles sont strictes ! Cela peut paraître paradoxal mais le règlement a été érigé pour que personne ne puisse s'approprier l'esprit franc-maçon. Auprès du grand public, le message ne passe pas : « 100 % des profanes ont une fausse idée de notre travail » sourit-on à la loge de Lens, « la première question qui vient est quasiment toujours la même : "qu'est-ce que vous cachez ?". Pour nous, la notion de secret est différente, elle nous mène au meilleur de nous-même. »
Un idéal qui semble séduire puisque les effectifs sont à la hausse. Le parcours initiatique est long car les francs-maçons veulent laisser mûrir les esprits afin qu'aucun malentendu ne soit possible. « On ne rentre pas chez nous pour régler des problèmes, pour trouver des troupes, etc. On devient frère pour élever le niveau de sa conscience. » Le Grand-Maître aura l'occasion de répondre à toutes les autres questions qui se posent.







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