Lundi, 02 Juillet 2012 14:30
La Boîte " La Bien Aimée"
La Bien Aimée serait le nom pris par la loge d’Amsterdam De la Paix, créée en 1732 et interdite en 1735. La boîte sur laquelle figure cette inscription, en porcelaine de Saxe, datée de 1756, a été acquise par le musée de la Grande Loge de France, lors de la vente aux enchères de la collection Baylot.

Le couvercle de la boîte s’inspire des illustrations classiques des tableaux de loge de l’époque. L’intérieur du couvercle reproduit un tableau du peintre hollandais Georges Rémi Robart, datant de 1755. La femme assise représente la loge ou la franc-maçonnerie, en général. Elle tient, dans sa main gauche, un chiffon blanc et, dans sa main droite, une rose rouge, allusions à la participation de la loge aux événements politiques de l’époque. La décoration des panneaux est directement inspirée de sujets symboliques du rituel des loges d’adoption et l’on peut supposer une dédicace aux sœurs de la « maçonnerie des dames ». Le panneau du devant montre Adam et Ève devant l’arbre de la connaissance ; celui de gauche, l’arche de Noé.
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Acquisition d’une assiette en céramique à fond jaune de 1765
Le Musée de la Grande Loge de France possède un beau fonds de faïences anciennes du XVIIIe siècle. Il a acquis en vente publique à Dijon, en septembre 2011, une très rare assiette à fond jaune issue de la manufacture de la Veuve Perrin à Marseille.

Le fond de ces faïences n’est pas blanc comme dans la plupart des cas, mais jaune. Une prouesse technique pour l’époque. Les pigments jaunes, fragiles, étaient souvent brûlés lors de la cuisson dans les productions « au grand feu » (couleurs cuites avec la pâte), et viraient au marron foncé. La manufacture de la famille Fauchier, qui a aussi produit des fonds jaunes au XVIIIe siècle, avait des décors de qualité supérieure. Néanmoins, l’exécution est toujours d’un haut degré de finition ; les réalisations de la manufacture de la Veuve Perrin, autre enseigne provençale à avoir fabriqué de tels objets de représentation, en témoignent.
Mercredi, 18 Juillet 2007 00:00
Le musée de la Grande Loge de France a acquis lors d’une vente publique à Belfort, le 26 novembre dernier, un ensemble de trois tabliers anciens qui vont compléter les fonds permanent des décors textiles.
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Le premier est un tablier au grade de Rose + Croix du 19e siècle dont les symboles brodés sont rarement agencés ensembles. La couronne d’épines et le calice enserré dans un orobouros se font face, encadrant un superbe pélican aux couleurs d’une grande fraîcheur. |
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Le second est aussi un tablier Rose + Croix du 19e siècle dont le pélican et sa nichée placés sur un superbe parterre sont placés de façon inhabituelle sous un dais rouge. La qualité de la broderie et la fraîcheur des tons sont ici aussi d’une grande force. |
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Quant au dernier tablier acquis, et aussi le plus rare, il est peint sur soie au grade du 32e degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Apparu seulement vers le deuxième tiers du 19e siècle et produit en peu d’exemplaires, ce type de tablier est exceptionnel en vente publique ou dans le commerce. On peut aussi souligner l’exceptionnel état de conservation du support de soie et la grande qualité graphique du décor. Le musée de la Grande Loge de France ne possédait jusqu’à présent aucun exemple tablier au 32e degré et l’entrée d’un tel objet dans les collections est un enrichissement notoire des fonds permanent. |
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Lundi, 16 Juillet 2007 09:48
C’est par le hasard des ventes publiques de fin d’année que notre musée a acquis un exceptionnel parchemin du début du XIXe siècle signé Cambacérès, Archi- chancelier du Premier Empire, adressé à Pyron, qui a rédigé le fameux « Tuileur » conservé dans nos fonds permanents. Ce document rarissime concerne l’Ordre Heredom de Kilwinning dont l’histoire reste peu claire, aujourd’hui encore, car les documents sur cet Ordre sont peu nombreux, tant dans les fonds publics que dans les parutions spécialisées. L’Ordre Heredom de Kilwinning, à l’origine rattaché à la Grande Loge Royale d’Édimbourg, aurait, selon la tradition, été fondé en 1314 à Kilwinning, une bourgade d’Écosse dans le comté d’Ayr, par le roi Robert 1er Bruce. Une autre tradition rapporte qu’une loge y fut fondée par des architectes Maçons venus de l’étranger pour édifier l’abbaye locale, fondée en 1140 par des moines français venus de Tiron, situé dans le département d’Eure et Loir. Cette autorité, réelle, subsista jusqu’en 1736 et ce n’est qu’en 1808 que la loge de Kilwinning cessa de distribuer des Chartes. Cette Loge de Kilwinning est considérée comme « immémoriale » et porte le n°0 de la Grande Loge d’Écosse.
Lundi, 16 Juillet 2007 09:46
Le Musée Archives Bibliothèque (M.A.B.) de la Grande Loge de France a acquis en juillet 2007, lors d’une vente publique à Cannes, une coupe exceptionnelle en argent datée de 1860 . Cet achat est l’un des plus importants de ces dernières années en raison non seulement de la rareté des pièces d’orfèvrerie maçonnique anciennes mais aussi de son rapprochement avec un dessin français des années 1840 entré dans nos collections au début du mois de novembre 2006.
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