Réflexions sur les lois de bioéthique
Depuis une vingtaine d’années, la bioéthique a fait irruption dans notre société, avec le souci de définir des règles éthiques permettant de suggérer ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. Le législateur a voté deux lois en 1994, révisées en 2004, fondue en une seule.
Lois auxquelles il faut ajouter le décret du 6 février 2006 relatif à la recherche sur l’embryon humain et les cellules souches embryonnaires.
Différentes structures accompagnent l’évolution :
- l’Agence de la biomédecine qui intervient en matière de prélèvement, greffe, procréation assistée, embryologie et génétique humaines.
- Le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE). Il comprend des médecins, des chercheurs, des religieux, des philosophes, des parlementaires, des juristes et des personnes qualifiées.
- L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, regroupant députés et sénateurs.
En résumé, la loi de bioéthique porte principalement, mais non exclusivement sur quatre éléments :
- l'assistance médicale à la procréation
- le don d'organes
- la brevetabilité des éléments du corps humain
- la recherche sur l'embryon, en particulier au regard des possibilités de clonage dit improprement « thérapeutique »
Les questions qui restent en débat :
- Le « statut de l’embryon »
- L'assimilation du clonage reproductif à un crime contre l'espèce humaine
- L'interdiction du clonage thérapeutique
- La question de l'homoparentalité
- La prohibition des maternités de substitution
- L'interdiction du transfert posthume d'embryon
- Dons d’éléments du corps humain
- Gratuité et anonymat : la loi de bioéthique traduit des choix essentiels qui se concrétisent à ce jour, en France, dans un esprit de fraternité, à travers trois grands principes : le consentement, la gratuité, l'anonymat.
Un autre problème est en train de naître et ne peut nous laisser indifférents : c’est le dépistage prénatal, voire préimplantatoire, laissant émerger des risques éventuels d’eugénisme.
Le débat à la française sur la bioéthique est caractérisé par :
- une forte imprégnation juridique
- un débat aigu entre chercheurs et médecins opérant à partir de la science dans un contexte aujourd’hui totalement mondialisé. Difficulté de mesurer jusqu’où la science peut aller, loin, plus loin, trop loin, sans oublier que les impacts économiques sont considérables dans un contexte international extrêmement mouvant.
Sur tous ces sujets, les Franc-maçons de la Grande Loge de France en général et les membres du GRE ont a apporter leur contribution à la réflexion et à l’action, pour une éthique de responsabilité qui place toujours l’Homme au centre du débat.










