Grande Loge de France
 
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Choisir sa fin de vie : une loi qui manque à la France ?
Sujet commun à tous les humains, conscients de leur finitude, réfléchir sur la fin de vie pour un franc-maçon c’est se poser la question suivante : nous qui avons vécu la mort initiatique, à différents degrés, nous qui sommes morts à la vie profane pour renaître en initié, sommes nous capables de réfléchir et de faire des propositions sur la « véritable » fin de vie ?
Nous sommes des francs-maçons, donc « libres et de bonnes mœurs ». Cette liberté nous permet-elle d’aller jusqu’à choisir notre fin de vie ?
Une loi dans ce sens manque t’elle à la France ? faut-il légiférer sur l’ « interruption volontaire de vie », comme sur l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en son temps ?
Le progrès médical avance mais la loi et la morale restent celles des siècles passés. Cette incohérence ne favorise t-elle pas les dérives de clandestinité, hypocrisie et mensonge ?

La réflexion est basée sur deux constats :
-    Les humains, et particulièrement les Européens, vivent de plus en plus vieux.                          
-    On meurt de plus en plus à l’hôpital.

Y a t il besoin de faire évoluer la loi Léonetti de 2005 sur la fin de vie et son accompagnement ? si oui comment ?
Faut-il réfléchir à une loi qui, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, permettrait d’exprimer sa volonté de mourir dans la dignité et d’avoir recours éventuellement au « suicide assisté » voire à l’aide active à mourir ?
Les francs-maçons de la Grande Loge de France (et des autres obédiences) peuvent-ils proposer à la société civile, aux élus, leurs réflexions et faire avancer ce débat fondamental ?

La demande d’EUTHANASIE en France en 2007.
Différents sondages effectués en 2000, 2004 et 2006 montrent que 86% des français seraient favorables à une loi qui permettrait une aide active à mourir.

La loi : donner la mort volontairement à un patient reste un crime.
La 1ère loi relative aux soins palliatifs du 9 juin 1999, puis la 2e « loi Kouchner » du 4 mars 2002, ont permis le refus de soins et de l’acharnement thérapeutique.
La loi du 22 avril 2005, dite « loi Léonetti », permet un « droit à laisser mourir, mais pas à faire mourir ».
L’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité ADMD, milite depuis de longues années pour une loi « relative à l’aide active à mourir ».
Enfin le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), a adopté, en 2000, un avis n°63 concernant « l’exception d’euthanasie ».

Nous avons tenté, par le biais d’un questionnaire adressé à nos Frères d’en savoir plus sur leur opinion sur ce sujet.
Les réponses peuvent s’analyser comme suit, de façon très résumée :
Un véritable intérêt pour ce débat, sur un sujet difficile mais oh combien nécessaire et une réflexion d’une haute portée philosophique et morale,
Une relative bonne connaissance de la loi, en France mais aussi à l’étranger,
Une bonne appréhension du problème de l’insuffisance de la loi Léonetti, malgré les avancées qu’elle apporte,
Un désir de voir évoluer la possible dépénalisation des actes de compassion, ayant abouti à une mort douce, programmée, sans demander explicitement une loi sur l’euthanasie,
Un désir chez beaucoup, après avoir parlé en famille de ces problèmes, de réfléchir à un « testament de vie » et à un possible « suicide assisté », plus qu’une envie de laisser à d’autres le soin de décider pour eux.

Conclusion